Gummersbach : sigurdsson explose après une victoire à la pyrrhus
La tension était palpable, l’air saturé de frustration. Gudjon Valur Sigurdsson, l’entraîneur de VfL Gummersbach, a livré une performance aussi mémorable que déconcertante après un match de Bundesliga contre Frisch Auf Göppingen. Une remontée spectaculaire, un point arraché de l'arrachement, n'ont pas suffi à apaiser la colère d'un islandais qui a littéralement déversé son mécontentement sur ses joueurs, dans une conférence de presse qui rappellera à plus d'un le fameux incident de Giovanni Trapattoni.

L'amertume d'un point arraché
Alors que ses homologues lui adressaient leurs félicitations pour ce point improbable, Sigurdsson a choisi une autre voie. « Merci pour ces félicitations pour ce point absolument non mérité », a-t-il lâché, le ton tranchant. Il n’a pas manqué de souligner la supériorité écrasante de Göppingen, décrivant leur performance comme « beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup meilleure » et saluant leur « volonté de se battre, un exemple à suivre. » Le contraste avec le manque d'engagement de son propre équipe était saisissant.
Le volcan islandais a alors craché des mots comme de la lave. « Comment est-ce possible qu’on puisse laisser faire ça dans les duels ? Je ne peux pas accepter ça ! » a-t-il tonné. « Sans volonté de défendre le logo du VfL Gummersbach, nous ne sommes pas une équipe d’élite. Quand la pression monte, on jette le ballon par-dessus bord. » Les mots étaient durs, les accusations directes.
Miro Schluroff, avec ses neuf buts, a été le seul à tirer son épingle du jeu, maintenant son équipe à flot. Mais même cela n'a pas suffi à calmer Sigurdsson, dont la saison, malgré ses succès, semblait désormais menacée par une crise de confiance.
« Peu importe le nombre de matchs que nous avons gagnés, seul le résultat du dernier match compte », a-t-il asséné, une phrase qui résonne comme un ultimatum.
Il a ensuite évoqué l'état d'esprit de ses joueurs : « C’est une question d’attitude, une affaire de mental. » Il a concédé que subir une mauvaise mi-temps était normal, mais l'ampleur du relâchement et les absences mentales observées trahissaient un manque de préparation psychologique. « Nous n’étions pas au rendez-vous dès vendredi à l’entraînement », a-t-il conclu, avant de conclure avec une pointe d'ironie : « Si tant de personnes sont à côté de la plaque… c’est probablement un problème d’entraîneur. Je m’en fais responsable. »
Mais l’on devine que ce sont les joueurs qui devront désormais assumer les conséquences de cette explosion verbale. L'ambiance au sein du VfL Gummersbach s'annonce, disons-le, tendue.